Khong Co Ai

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Carnet de Note sur Les Actions et Reactions d’ un Spectateur et Acteur au Vietnam durant le Doi Moi.

Brebis, Ordures et Respect

Je me suis souvent lancer dans bien trop de discussions durant mes études sociologiques de bars avec la faction de la gente féminine locale, celle n’apparaissant qu’après le couche du soleil.

Afin de pouvoir parvenir à comprendre les tenants et aboutissants, et avec bien du mal, pouvoir, tel un profiler me mettre dans la peau de ces « brebis égarées »
Brebies, qui menton baisse ou levé, sans honte ou peu fière, assumes leurs choix de vie, ou du moins professionnels, en fonction des diverses fluctuations monétaires… Dénommer plus vulgairement: les putes.
Pute des villes ou putes des champs, putes chiffrable ou putes inchiffrables (1), j’avoue que je me suis aller a de la compassion de supermarche, que j’ai eu de la peine pour certaines, alors qu’elles n’avaient jamais mendier ma sympathie… Je ne suis qu’un homme après tout.

Mais elles sont très, loin d’ avoir mon estime et mon respect tout comme la « Chi » (grande sœur), qui chaque jour a 17h, pousse son bac d’ ordure, dans tout le quartier, été comme hiver, qu’ il pleuve ou pas, fait sonner sa cloche, pour annoncer sa venue a ces Hanoiens, bien trop snob pour dire bonjour a la « nha que » (2)(paysane) venue gagner quelque dongs en ville, en ramassant et triant leur merdes. Profession: Eboueur (3).

Je rends a ma Chi, le respect qui lui est due tout simplement en la saluant :« Xin Choe Chi ».
Et si elle ne comprend pas pourquoi le jeune « tay », plus jeune qu’ elle, et bénéficiant d’ une statut sociale plus haut qu’ elle, tient a marquer la révérence par le salut, sans oublier son degre (Chi) (4)… Ce n’est pas grave. Il aurait fallu qu’elle voit tous ces gosses, « de pays riches » qui n’ont malheureusement eu que la Mama qui avec le peu qu’elles avaient, essayait, tant bien que mal de tout faire, et en mieux pour leur gosses, … Et elle comprendrait peut être pourquoi. De plus ma mère m’ aurait surement obliger a saluer la Dame.

Une mère peut se prostituer par amour pour ses gosses, et une mère peut aussi ramasser les ordures par amour pour ses gosses.

Je lui dois aussi le respect, quand je vois ma rue, qu’elle s’efforce à laisser propre, mais peine perdue : les ordures y fleurissent plus vite que les champignons. Et sur les doigts d’une main, je peux compter le nombre de fois ou je l’ai vu se plaindre : zéro.

Non je ne fais pas dans le populisme, mais rendons a Dieu ce qu’il lui revient, et rendons a la Chi, le respect qu’il se doit : Elle aurait pu multiplier son salaire par 1000, et bien non, sans excuse, sans plaintes, sans pleurs elle fait son boulot pour 1 malheureux million fièrement gagner.

Vu le fait qu’on ne choisit pas ses parents, cela aurait pu être la mère de l’un de nous. Et de facto c’est surement la mère d’un autre gosse qui n’ a peut être qu’ elle qui a avec le peu qu’elle a, essaye, tant bien que mal de tout faire, et en mieux…

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(1) Filles entretenues.
(2) Traittez un citadin de Nha que, et admirez le resultat… Attention quand meme!
(3) La grande majorite des eboueurs sont en fin de compte des femmes, poussant un gros bac sur 2 roues.
(4) Compte tenu de votre position hierarchique (social ou professionnelle) votre interlocuteur, homme ou femme de 20 ans votre aine(e), vous appelle “Monsieur” ou “grand frere”. Les vietnamiens sont conscient que les etrangers ne peuvent pas se conformees de suite a toute la subtilitee de la politesse, et ne sont pas rancunier. Au bout de 1 an passe au VN, vous n’ aurrez plus d’ excuse, et cela sera suremment considerer comme de l’ impolitesse.

2 Comments, Comment or Ping

  1. Nico |

    Bravo KC ! Il n’y a pas de sot métier et tout le monde a droit au respect, qu’importe sa condition sociale (à la limite, le respect est inversement dû au bas de l’échelle plutôt qu’au haut).

    Merci pour ce rappel

    Nico

  2. KCA |

    De rien Nico!

    “Il n y a pas de maitre trop grand pour son esclave”!!!
    ;)

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