Le temps où on disait « quand je serai grand »
(“Deja” de/par Teri Moïse – 1999)
Qui a tourné cette page blanche ?
Il me restait des mots à écrire
Une grande idée sur l’inexistence
L’illusion, le souhait, les désirs
Si curieux ce regard en arrière
Cette vision là est tellement claire
Si j’avais vu ou si j’avais su voir
Mais la sagesse vient parfois trop tard
Et déjà le souvenir d’hier
Ces choix ont-ils rendu fier?
Miser trop sur le temps
Où on disait « quand je serai grand »
(Mais) Ces pas ne sont plus à faire
Jeune et naïf quelle nonchalance
L’avenir nous importait peu
Les cœurs voulaient battre les méchants
La peur fait que l’on devienne l’un d’eux
La vue sur le passé est si parfaite
On sait toujours ce que l’on aurait dû être
.
J’allais me chercher, je voulais voir
Mais ce temps imparfait est bavard
Et déjà le souvenir d’hier
Ces choix ont-ils rendu fier
Miser trop sur le temps
Où on disait « quand je serai grand »
(et) Ces pas ne sont plus à faire
Elle reste un mystère cette comète
Sur laquelle je voulais construire
Mon palais n’est toujours qu’une maquette
Mais plus de courage pour bâtir
Quel curieux regard le passé
Cette vision là n’est jamais obstruée
Je voulais voir ou j’allais me trouver
Mais cette sagesse vient toujours après
Et déjà le souvenir d’hier
Ces choix ont-ils rendu fier
Miser trop sur le temps
Où on disait « quand je serai grand »
Ces pas ne sont plus à faire